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Home Programmes Les films UN HOMME INTEGRE

UN HOMME INTEGRE

jeudi 4 janvier à 20h30

dimanche 7 janvier à 17h30

vendredi 12 janvier à 20h30

lundi 15 janvier à 20h30

Drame réalisé par Mohammad Rasoulof - Iran – 2017 – 1h58

avec Reza Akhlaghirad, Soudabeh Beizaee, Nasim Adabi, Missagh Zareh, Zeinab Shabani

# Bande annonce

 
# Synopsis:

Reza, installé en pleine nature avec sa femme et son fils, mène une vie retirée et se consacre à l’élevage de poissons d’eau douce. Une compagnie privée qui a des visées sur son terrain est prête à tout pour le contraindre à vendre. Mais peut-on lutter contre la corruption sans se salir les mains ?

Qu’est-ce qui vous a inspiré ce film ?

C’est un souvenir de ma jeunesse, dont j’ai toujours pensé que ce pourrait être un sujet de film. Cela date d’il y a une vingtaine d’années. Je travaillais dur à l’époque pour gagner de quoi vivre. Je produisais des publicités en vidéo. Un soir, j’ai décroché un boulot urgent à faire, avec juste la nuit pour le faire. J’étais épuisé mais j’avais vraiment besoin de cet argent. Il était plus de minuit, je suis monté dans ma voiture pour aller à mon bureau. J’étais presque arrivé quand la police m’a arrêté pour un contrôle de routine. Ils ont vérifié mes papiers. Je n’avais commis aucune irrégularité, mais les policiers ont vu que j’étais pressé, alors ils m’ont gardé là. J’essayais de rester calme. Au bout de dix minutes, je leur ai expliqué ce que je faisais et pourquoi j’étais pressé. Ils n’ont rien voulu entendre. J’ai commencé à monter le ton, à protester. Cela n’a servi à rien. J’étais immobilisé là sans raison. Au bout d’un moment, un des policiers a baissé sa vitre et m’a dit que si je payais quelque chose, je serais libre de partir. Je cherchais comment sortir de cette situation sans payer de pot de vin. Si je ne rejoignais pas vite mon bureau, je risquais de perdre non seulement le boulot que j’avais à faire, mais aussi le client qui me l’avait confié. J’étais assis dans ma voiture, pendant que les policiers, indifférents, continuaient à surveiller le trafic. J’ai remarqué qu’on n’était pas loin d’un commissariat. J’ai rappelé le policier et lui ai demandé à quel montant il pensait. Il m’a répondu « Paye ce que tu peux ! ». Il m’a fait comprendre que cette somme serait partagée entre tous les policiers présents. On a fini par se mettre d’accord sur un montant. Je lui ai dit que je n’avais pas cette somme sur moi, qu’il fallait qu’il m’accompagne jusqu’à mon bureau où j’avais de l’argent. Il est alors monté dans ma voiture. Arrivés à mon bureau, il a attendu dans le hall tandis que j’allais chercher l’argent dans une autre pièce. J’en ai profité pour photocopier chaque billet que j’allais lui donner. Je lui ai donné l’enveloppe, je l’ai reconduit à l’endroit du contrôle, et j’ai pu repartir finir mon travail. Mais je ne pouvais pas laisser tomber. Je suis allé au commissariat, j’ai demandé à voir un policier, je lui ai raconté qu’on m’avait forcé à payer un pot de vin, que je voulais porter plainte. Il m’a demandé quelles preuves j’avais, alors j’ai sorti les photocopies en disant « quand votre patrouille rentrera, regardez les billets qu’ils ont sur eux et vous verrez ». Il m’a regardé, a pris mes photocopies, a appelé un agent et lui a donné l’ordre de me mettre en cellule. J’y ai passé la nuit. Je n’ai été relâché qu’à midi le lendemain…

Mis à jour ( Dimanche, 17 Décembre 2017 22:35 )