Programme des films

Programme Novembre – Décembre

Changement de registre avec « Poulet frites », un documentaire belge en noir et blanc, signé par le truculent duo de l’émission « Strip-tease », la traque du meurtrier d’une prostituée occasionnelle assassinée dans son appartement. Tout est vrai dans ce récit parfois loufoque, qui mêle loupe sociologique, réalisme implacable et humanisme bienveillant.     

Puis nous vous proposons une soirée-débat avec ATTAC autour du dernier film de Gilles Perret « Reprise en main ». Aidé de ses copains d’enfance, il choisit de se draper en financier pour reprendre la société afin de la remettre aux mains des salariés. Leur détermination, leurs maladresses aussi, donnent un air de comédie sociale, parfois dramatique. Un Robin des bois au pays de Goldman Sachs. 

Avec « l’Origine du mal » laissez-vous embarquer dans un conte immoral et vénéneux avec un superbe casting. De la même veine que « Parasite », Sébastien Marnier signe avec ce film une comédie noire tortueuse et romanesque qui vire progressivement vers la tragédie.

« Les Harkis » de Philippe Faucon souhaite rendre hommage à ces combattants d’origine algérienne incorporés dans l’armée française. Considérés comme traîtres par l’Algérie et abandonnés par la France à la fin du conflit, beaucoup furent massacrés. Un retour sans concession sur une page peu glorieuse de notre Histoire.

Et votre association innove ensuite avec un « ciné-concert » vous proposant 5 courts métrages (finement sélectionnés) + un concert acoustique de Frédéric Bobin (auteur-compositeur-interprète d’une grande sensibilité).

Retour au long métrage avec « EO », le grand cinéaste polonais Jerzy Skolimowski réalise un road-movie hors du commun, filmé à hauteur… d’âne. Une expérience de cinéma ébouriffante. Sur son chemin, EO, un âne gris aux yeux mélancoliques, rencontre des gens bien et d’autres mauvais et fait l’expérience de la joie et de la peine, mais jamais, à aucun instant, il ne perd son innocence.

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Programme Décembre – Janvier

Le CLAP innove donc en vous proposant une soirée exceptionnelle « UN CINÉ-CONCERT » (ensemble de courts-métrages et concert de Frédéric Bobin) ou comment voir des « petits bijoux de cinéma », manger de la pizza et écouter un concert acoustique d’un très bel artiste, c’est ce que nous avions de mieux à vous proposer !

Nous poursuivrons avec une soirée thématique autour « du vivre ensemble » en collaboration avec le Service Solidarité et Cohésion sociale de la Mairie de Tarare avec le film « LEUR ALGÉRIE ». Ce documentaire est passionnant, émouvant et drôle, il laisse une trace humaine, sensible et profonde.

Le CLAP vous emmène ensuite en Espagne avec le film de la réalisatrice Iciar Bollain « LES REPENTIS ». Ce film intelligent et émouvant tente dans une passion créatrice, d’apporter une vérité entre les victimes et leurs auteurs, une conversation qui permet d’entrer dans ce conflit enraciné, que l‘ETA exerça pendant toute cette campagne de sang versé, pour finir enfin par déposer les armes.

Puis nous irons au Proche-Orient, en Palestine avec l’avant-première du nouveau documentaire de Roland Nurier « YALLAH GAZA ». Ou comment démystifier les préjugés sur un peuple (les palestiniens). Les habitants de la bande de Gaza se battent contre l’enfermement imposé par l’État hébreux au mépris du droit international. Ce film documentaire s’appuie sur les éléments factuels, il oscille sans cesse entre le désir de montrer « la vie presque normale » des gazaoui-e-s et la situation économique et sanitaire dramatique dans laquelle ils vivent dans le silence honteux et complice de la communauté internationale.

Nous traversons l’atlantique avec « ARMAGEDDON TIME » de James Gray qui n’a pas son pareil pour filmer les cellules familiales en crise. Largement autobiographique cette chronique suggère les changements à venir palpables de la société américaine avec comme toile de fond l’avènement de Reagan et les prémices de l’Amérique Trumpiste.

Retour en France avec « SAINT OMER » de Alice Diop (Lion d’argent Mostra de Venise 2022) Ce film impressionne par sa densité, son intensité et sa puissance. Inspiré par le procès d’une infanticide en 2013. Il  impose son point de vue, sur la monstruosité qui est tapie en chacun de nous, et sur la maternité qui n’est pas nécessairement une période d’épanouissement et de plénitude pour les femmes. Saint Omer est un choc, comment expliquer l’inconcevable et l’horreur, comme l’assassinat d’un enfant par sa propre mère…

Puis avec « NOS FRANGINS » de Rachid Bouchareb, nous reviendrons avec cette fiction historique sur un fait dramatique : la mort en Décembre 1986 de Malik Oussekine à 22 ans roué de coups par des policiers. La narration est presque mise de côté au bénéfice d’un souci d’objectivité du réalisateur dans la retranscription de cette bavure policière. Ce qui transpire dans ce film pour le cinéaste et producteur, c’est de montrer « le langage de bois » des gouvernants, appuyé sur une justice qu’il juge du côté des forces de l’ordre. Les comédiens s’impliquent autant que possible, mais proportionnellement à l’étonnante sobriété que leur impose la mise en scène.

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Dans les Archives 2022

En Janvier

Pour le début de l’année 2022, nous avons retrouvé avec beaucoup de bonheur Pedro Almodovar et son film Madres Paralelas, dans lequel au travers de portraits de femmes.

Un tour en Iran en soutenant un film tourné clandestinement Le diable n’existe pas, film dénonçant très intelligemment la peine de mort puis nous vous emmènerons au Japon avec un film romanesque à la fois historique et psychologique d’une très forte puissance dramatique, Les amants  sacrifiés.

 Le CLAP s’est impliqué également sur la fin Janvier dans la semaine spéciale Hip-Hop : « Naissance d’une émancipation » avec la Cie de danse Fred Bendongué et votre cinéma habituel.

2 films exceptionnels :

  •  Haut et fort de Nabil Ayouch. Le réalisateur franco-marocain nous livre un film musical, véritable hymne à la liberté et à la jeunesse marocaine.
  • Jonction 48 du réalisateur Israélo-américain Udi Aloni. On y suit le rappeur Kareem (Palestinien d’Israël) qui rêve de percer dans le milieu et enfin pouvoir épouser sa belle Manar dont il est fou amoureux. Il entre en conflit avec deux autres rappeurs prônant la supériorité d’Israël face à la Palestine. Et toutes les injustices subies ressurgissent …

En février, nous reviendrons en France, à Ouistreham dans une adaptation du livre de Florence Aubenas pour nous plonger dans l’univers des femmes de ménage ( jouant leur propre rôle) , accompagnées d’une Juliette Binoche au sommet de son art.

Le CLAP a terminé le mois de février avec une comédie dramatique française épatante Placés  sur les foyers pour mineurs délaissés ; une fiction réaliste, humaine et pleine d’espoirs.

Puis une comédie italienne Pour toujours de Ferzan Ozpetek film tendre et émouvant. Une chronique de vie superbement interprétée qui a attiré plus de 8 millions de spectateurs en Italie.

Début mars, nous avons traversé l’Atlantique pour nous rendre au Canada, avec  Memory box. Alex découvre les souvenirs de sa mère à travers des photographies des années 1980 dans l’histoire douloureuse et traumatique de la guerre civile du Liban. Avec une mise en scène créative, intelligente et subtile Joana Hadjithomas et Khalil Joreige permettent au présent d’être habité par le passé.

On termine le programme avec Rosy, film documentaire français, inspirant de Marine Barnérias qui raconte sa propre histoire, sa maladie : La sclérose en plaques. Nous avons tous à cohabiter avec une Rosy. Une leçon de vie, émouvante, parfois drôle, sans esprit moralisateur. Vous vous laisserez emporter par la musique enivrante de Mathieu Cheddid et les paroles étourdissantes de la réalisatrice ne vous laisseront pas indifférentes-tes.

Fin mars Avec  Piccolo Corpo  le CLAP vous amènera en Italie pour découvrir une fable mystique absolument envoutante. Réalisatrice Laura Samani imprègne de sa sensibilité chaque plan, la cinéaste de trente-trois ans met en scène une histoire mystérieuse et envoûtante.

Un autre monde, le troisième volet d’une trilogie sur l’entreprise, le réalisateur Stephane Brizé et son interprète Vincent Lindon (à nouveau bouleversant), dépeint avec acuité et sobriété la brutalité d’un certain management entrepreneurial. Une œuvre choc et salutaire à quelques semaines d’une élection présidentielle.

Nous traverserons la manche pour découvrir Ali et Ava. Comédie dramatique de Clio Barnard, (à la Ken Loach), entre la réalité d’une condition sociale et l’imaginaire d’un amour salvateur, avec une pointe d’humour.

Début avril reviendrons en France avec une fiction très originale  Compagnons de François Favrat. Un film sur la voie de l’apprentissage, qui peut aussi être une voie d’excellence pour la jeunesse. Evitant les écueils des « bons sentiments ». le réalisateur filme avec attention le métier des maîtres verriers, dans ses moindres détails.

Et enfin nous vous proposons le premier long métrage de Sylvie Audcoeur : Une mère.  « La vengeance est un plat qui se mange froid »… et qui en plus donne souvent lieu à d’excellents films. C’est le cas avec Une mère. La réalisatrice fait ici le portrait palpitant d’une mère détruite par la mort de son fils et qui choisit de se faire justice en devenant bourreau. Dans le rôle complexe de cette femme torturée, la fabuleuse Karin Viard (bouleversante à souhait) passe avec une aisance déconcertante de la comédie au drame. Dans son rôle, entre émotion et détermination, elle est absolument parfaite.(Film entièrement tourné en région lyonnaise).

Fin avril

En cette phase de commémoration, nous vous proposons de revenir sur une période sombre de notre histoire de France avec De nos frères blessés. Ce drame historique est tiré d’une histoire vraie et aborde l’engagement politique de citoyens français pendant la guerre d’Algérie.

Nous retrouverons ensuite la pétillante Laure Calamy (Antoinette dans les Cevennes) dans le rôle d’une femme Julie qui se démène seule pour élever ses deux enfants à la campagne et garder son travail dans un palace parisien, A plein temps. Mené comme un thriller au rythme haletant, on est pris très vite par le film et l’oppression ambiante.

Début mai :

Avec l’Ombre d’un mensonge  le CLAP vous emmène en Ecosse pour des moments de pure beauté avec un acteur que nous aimons beaucoup dans l’association : Bouli Lanners dans un vrai drame romantique. La musique est très présente et l’ile de Lewis est le troisième personnage principal de l’histoire.

Et enfin nous avons terminé cette programmation en mai par une comédie un peu déjantée, sorte de conte moderne du duo Kevern et Delepine qui s’attaque cette fois ici à la politique (le film devait absolument sortir avant l’élection présidentielle). D’une délicieuse et truculente férocité bien assaisonnée, En Même Temps est une réflexion pleine d’esprit derrière son humour lourdo-couillon de façade.

Fin mai :

Tout d’abord  dans le Sud de l’Italie où la jeune A Chiara va découvrir et se confronter aux dures lois de la Mafia et de la « Ndrangheta ».

Puis, à travers le très beau documentaire Toute une nuit sans savoir, nous irons à la rencontre de jeunes étudiants indiens confrontés à la politique extrémiste et discriminatoire du 1er ministre Modi.

Début juin

C’est dans le Cantal que nous suivrons David, jeune paysan qui, pour sauver sa ferme, ira au bout de ses rêves malgré l’hostilité de son entourage dans le film Les folies fermières.

Enfin,  L’Affaire Collini, véritable thriller, nous fera découvrir  le plus gros scandale juridique de l’histoire allemande, et une vérité à laquelle personne ne veut se confronter.

Porté par une irrépressible pulsion joyeuse, Hit the road, film iranien,  est une comédie dramatique familiale et poétique comme on en fait peu, et une formidable invitation au voyage. Le cinéaste signe un road-movie savoureux, où l’on retrouve les thématiques du cinéma iranien avec une originalité rarement vue.

Limbo, une comédie du déracinement qui laisse toute sa place à l’absurde. Cette satire interculturelle drôle et poignante mêle subtilement l’espoir et les difficultés rencontrées par les réfugiés perdus sur une île d’Ecosse. Hitchcock d’or et prix du public, festival de Dinard.

L’École du bout du monde est un film qui fait du bien et nous ravit par sa photographie sublime et par sa bande originale composée essentiellement de chants traditionnels bhoutanais. Quant aux petits acteurs, ce sont les vrais enfants de Lunana au Bouthan. Des éléments qui rendent l’ambiance d’autant plus authentique et captivante.

Frère et sœur, tout le cinéma de Desplechin est contenu dans ce seul film, la famille, la mort, la maladie, le poids des héritages, les non-dits, l’ambivalence des sentiments, Roubaix, la littérature etc. qui résonne peut-être comme un récit autobiographique.

La Ruche, inspiré d’une histoire vraie, le film poignant de Blerta Basholli nous emmène dans leKosovo d’après-guerre. Et raconte le destin de villageoises qui s’affranchissent de la tutelle masculine pour créer leur entreprise de condiment. Un film de femmes et au féminin. Féministe, même. Et aussi profondément humaniste.

Septembre

Nous espérons que vous avez tous et toutes passé-e-s de bonne vacances, probablement un peu chaudes !

Et bien la température ne va retomber de suite, car le CLAP vous propose de redémarrer avec un film déjanté, une satire sociale tendrement loufoque Dodo, puis vous propose un film historique autour d’un personnage attachant trop méconnu Paul Deschanel, visionnaire mais éphémère Président de la République avec Le Tigre et le Président.

Octobre

Votre association vous embarque dans le « bush australien » à la découverte d’un authentique aborigène revendiqué hors du commun avec My Name is Gulpilil, puis en Ukraine dans une prison pour femmes pas comme les autres, 107 Mothers.

Enfin ne pas rater la séance unique dans le cadre de la Semaine d’information sur la Santé Mentale (SISM) avec une soirée / débat après le film « La petite bande ».

Unipop en octobre:

Unipop Arts, Littérature et Cinéma direct de Pessac le Jeudi 13 octobre 2022 de 18h30 à 21h30 avec le film Les Amandiers en Avant-première en présence de la réalisatrice Valeria Bruni-Tedeschi.

Voir la programmation UNIPOP.

Programme Octobre – Novembre

Le CLAP démarre sa programmation d’Octobre-Novembre en vous proposant une comédie originale Tout le monde aime Jeanne, à la fois dans le fond et dans sa forme, laissez-vous surprendre par ce nouveau film de la très créative Céline Devaux.

Ensuite avec Chronique d’une liaison passagère  nous retrouvons le cinéma de Emmanuel Mouret toujours parfait dans ses comédies de mœurs et servis par des acteurs formidables. Puis nous reviendrons à un cinéma plus social avec le dernier opus des frères Dardenne, Tori et Lokita, film à la fois touchant et réaliste comme ils savent le faire. Le cinéma des frères belges ne laisse jamais indiffèrent.

Et nous partirons en Roumanie avec Christian Mungui (4 mois, 3 semaines et 2 jours, son film magistral sur l’avortement). Il nous livre en 2022 avec R.M.N un film puissant qui parle de la « xénophobie ordinaire », construit comme un puzzle, posant un regard critique sur la Roumanie et plus généralement l’Europe d’aujourd’hui.

Le CLAP participe au festival de films de Villefranche « Rencontres du cinéma francophone en Beaujolais »et accueillera pour une séance unique « Le Bleu du Caftan », long-métrage poignant, d’une très grande sensibilité, qui parle de transmission, de tradition et d’amour. La confusion des sentiments, les non-dits dans une société marocaine où l’homosexualité est loin d’être acceptée, la réalisatrice a e courage d’aborder le sujet avec une intelligence rare.