Programme des films

Sept 2025

Des découvertes et une redécouverte pour ce programme de fin d’été !

Eddington de Ari Aster, un film qui oscille entre comédie grinçante et critique d’une société ou la peur est devenue langage commun.

Il aura fallu des années pour que Des feux dans la plaine de Kon Ichikawa franchisse les barrières de la censure chinoise et arrive dans les salles et il aurait été dommage d’en être privé plus longtemps !

De la douceur avec TOUCH de Baltasar Kormatur,qui nous embarque dès les premières images dans ses voyages nostalgiques. Une œuvre apaisante, délicate et qui fait du bien tout en s’avérant originale et inattendue.

Sept Jours d’Ali Samadi Ahadi  est une nouvelle illustration du courage qui est nécessaire, en particulier pour les femmes, à l’intérieur même de l’Iran, pour ne pas plier devant un régime aux préceptes d’un autre âge et de plus en plus crispé sur son pouvoir maléfique.

Premier film culte de Jean-Jacques Beineix, Diva est un véritable bijou d’esthétisme raffiné qui dépoussiérait d’un coup le cinéma français et le faisait entrer dans la modernité.

Août 2025

De belles propositions pour un mois d’août cinématographique et rafraîchissant dans les salles du cinéma Jacques Perrin !

Tony Gatlif signe avec Ange un road-movie musical entre errance et transmission, porté par la voix d’Arthur H et l’énergie des musiques nomades. Tony Gatlif ne change pas de cap, depuis Les Princes (1983), son cinéma arpente les marges : les Roms, les exclus, les nomades.

Amélie et la métaphysique des tubes réalisé par Maïlys Vallade et Liane-Cho Han est une ode à l’émotion pure de la petite enfance.  Le film s’impose comme une réussite totale. Il parvient à sublimer l’univers littéraire d’Amélie Nothomb en une œuvre cinématographique d’une grande singularité.

Philosophe de formation, rompu au documentaire, Jonathan Millet signe avec les Fantômes un premier long métrage de fiction. Ce captivant thriller transforme une mission d’infiltration en un fascinant empire de sensations intimes et de souvenirs traumatisants.

Ce nouvel an qui n’est jamais arrivé, premier long métrage du roumain Bogdan Mureşanu. Un film choral sur la révolution roumaine de 1989. Grand Prix Orizzonti du Festival de Venise 2025, le  film se construit par le croisement de six récits qui racontent comment une dictature s’imprègne dans les âmes et dans les corps. Un film à l’humour noir terrible.

Juillet 2025

Au cours de ce mois de juillet, nous allons découvrir de très beaux films souvent graves mais pétris de tendresse et d’une profonde humanité.

Jeunes mères de Jean-Pierre et Luc Dardenne, prix du scénario, festival de Cannes 2025.

La nouveauté évidente à l’échelle de la filmographie des Belges tient au choix de la choralité : le film s’organise principalement autour de jeunes femmes nouvellement mères qui incarnent chacune une configuration mélodramatique différente.

Inspiré d’une histoire vraie, Les Enfants Rouges, le très réussi deuxième long métrage de Lotfi Achour, nous plonge dans l’âme chamboulée d’un adolescent, témoin survivant d’une attaque terroriste dans une Tunisie impuissante face à l’emprise des mouvements radicaux.

Enzo, film de Laurent Cantet réalisé par Robin Campillo, cette appellation singulière vient tristement du décès prématuré de  Laurent Cantet pendant la préparation du film. Enzo est l’aboutissement d’une longue histoire d’amitié entre deux hommes. L’un, Laurent Cantet décédé en 2024, réalisateur et scénariste et l’autre, Robin Campillo réalisateur, scénariste et monteur qui a monté six des films de son ami et co-écrit cinq d’entre eux.

Adaptant le roman envoûtant de Claire Keegan, et porté par un Cillian Murphy habité, Tu ne mentiras point, film de Tim Mielants devient un tableau vivant, où chaque regard, chaque silence, pèse autant que les mots tus. Ici, tout est geste juste, tout est murmure assourdissant. Un cinéma qui ne clame pas, mais qui imprime.